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Articles du Centre Graine de Plénitude

Quelques clés pour accueillir l’imperfection

 

Accepter d’être imparfait et de se tromper, c’est accepter de vivre pleinement notre humanité.

Auteur Inconnu

Dans notre société, dans ce monde où nous vivons, la tendance au perfectionnisme, au dépassement de soi est très présente. Est-elle une fatalité ? Est – elle une nécessité ?

Notre « Sois Parfait(e) » à l’œuvre dans notre quotidien

Accordez-vous chacun, un peu de temps pour une micro-introspection afin de pister votre « sois parfait (e) :

  • Etes-vous exigeant (e) avec vous ou avec les autres ?
  • Avez-vous régulièrement limpression de ne pas être assez bon (ne), de devoir sans cesse faire des efforts ?
  • Lorsque vous n’y arrivez pas, comment réagissez-vous ? Avez-vous tendance à vous critiquer, vous juger ou culpabiliser ?

Si nous répondons avec sincérité à ces questions, nous nous apercevrons que oui, nous avons des exigences vis-à-vis de nous-mêmes et vis-à-vis des autres. Nous exprimons rarement notre satisfaction, notre fierté devant nos œuvres et sans cesse, nous faisons le choix inconscient de chercher à atteindre le meilleur, de ressasser ce qui pourrait, ce qui devrait être sans accepter ce qui est. Nous voulons toujours plus, toujours mieux, toujours plus grand ou plus beau…

En effet, aujourd’hui, pour bon nombre d’entre nous, la performance est la porte d’entrée dans notre relation à nos enfants, à notre conjoint, à nos parents, dans notre cercle amical, dans nos engagements associatifs, dans nos relations professionnelles…

Notre désir de bien faire devient un objectif de performance qui alimente notre quête de perfectionnisme. Ce perfectionnisme qui nous habite nous contraint à l’analyse et au contrôle de tout, nourriture très appréciée par notre mental qui nous renvoie la vision d’une réalité imparfaite et nous ramène à un sentiment d’inachevé ou d’erreur.

Cette quête de perfection comporte des dangers car elle génère des objectifs souvent inatteignables, sources d’insatisfactions, de frustrations, de souffrances, d’angoisses et qui nous empêchent de goûter à un bonheur simple et accessible.

Notre peur de l’échec, racine de notre perfectionnisme

Notre perfectionnisme prend racine dès notre plus tendre enfance, en réponse à notre perception des attentes des autres. Nous sommes ainsi influencés par des matériaux provenant de notre vécu familial, social, culturel, religieux qui deviennent des constituants de nos modèles d’identification.  Nous nous attachons donc à des valeurs et des croyances qui nous font craindre l’erreur car elles nous renvoient à un sentiment d’échec.

Communément, le terme erreur est utilisé quand un fait ne correspond pas à la norme, à notre attente ou à l’attente des autres. Les erreurs s’accompagnent bien souvent d’émotions telles que la peur, la honte, la culpabilité car notre égo en est affecté.

Certes, faire une erreur ou se sentir en situation d'échec n'est jamais agréable, car dans notre désir de reconnaissance nous nous sentons jugés (e) et notre image abîmée.

Néanmoins, quelle qu’en soit la cause, le besoin d’être parfait(e) risque de vous gâcher la vie

Le chemin de l’acceptation de l’erreur, le chemin de l’acceptation de l’imperfection est celui qui nous permet de nous reconnecter au plaisir de la vie. Quelques pistes menant à ce chemin :

Accepter l’erreur

Il est normal de faire de son mieux et d’être animé(e) par le désir de réussite. Il est aussi normal de craindre l’échec, cependant, il est dommage de considérer l’erreur comme un échec. L’erreur est humaine et elle est expérience car par elle, nous apprenons.

L’erreur peut être un tremplin vers une nouvelle expérience enrichie car l’erreur nous aide à grandir. Or, coincé(s) entre notre peur de l’échec et notre désir de réussite, nous nous montrons cruels par de l’auto-jugement (je ne vaux rien, je suis nul(le), je suis un (e) râté (e)…) et nous nous défions en permanence.

Accepter l’idée qu’il est normal de faire des erreurs, c’est rester ouvert au champ du possible sans pression et dans le respect de soi.

S’accorder de la valeur et arrêter de se comparer aux autres

Nous sommes tous dotés de talents et à ce titre avons tous de la valeur. Cette estime de nous-mêmes lorsqu’elle est présente nous permet d’être fiers (e) de nous, d’éviter de nous comparer aux autres et de faire des choix qui ne nous correspondent pas et peuvent entraîner des défis et des frustrations. S’estimer contribue aussi à se respecter et à accepter d’accorder de l’importance à ce qui l’est réellement pour nous. Dans le même ordre d’idée, il est sain et juste d’accepter nos limites afin d’éviter de poser des exigences trop fortes vis-à-vis de nous.

Accepter ce que nous ne pouvons changer et se concentrer sur ce qui nous rend heureux

Accordons de l’importance à ce qui nous tient à cœur en profitant des occasions offertes par la vie. Trop souvent, souvent un peu tard, nous nous rendons compte que nous avons accordé beaucoup de temps et d’énergie à ce qui n’en valait pas vraiment la peine, au détriment de ce qui nous faisait vibrer.

Alors oui, accueillir l’imperfection dans notre vie c’est nous donner toutes les chances d’une vie plus épanouissante.


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