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Articles du Centre Graine de Plénitude

Quelques clés de compréhension de la peur

« Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c’est la peur d’échouer » Paulo Coelho

La peur, un fonctionnement prenant racines dans des mécanismes mis en place dès l’enfance

Dès l’enfance, lorsqu’une situation se présente à nous, nous l’appréhendons avec nos 5 sens et nous l’analysons avec nos filtres que sont nos structures de personnalité, nos valeurs, nos croyances… Nous percevons donc cette situation à partir de notre réalité et interagissons vis-à-vis d’elle en conséquence. Notre vécu de la situation est donc à l’origine de manifestations en cascade : la situation impacte nos croyances qui elles-mêmes entraînent des pensées qui provoquent une émotion qui est à l’origine d’un comportement de notre part. Un fonctionnement en boucle se met alors en place, laissant des empreintes qui bien qu’inconscientes, impactes nos comportements d’adultes. Comme beaucoup de nos comportements, la peur s’inscrit très tôt en nous. En effet, dès l’enfance, nous avons été confrontés à des situations qui ont provoqué de la peur en nous et créé des boucles neuronales. Chaque vécu de peur se vit alors comme une expérience répétitive, comme une réponse automatique à une situation. La peur devient donc un mécanisme réflexe, mécanisme réactivant sans cesse des vécus de l’enfance.

La peur, cette émotion qui paralyse…

La peur est une émotion comme les autres telles que la joie, la colère, la tristesse… Son principe de fonctionnement est le même, l’émotion étant une réponse donnée à une interaction avec nous-mêmes et/ou avec les autres dans le but de s’adapter.

La peur a avant tout une fonction positive de protection, de défense, nous empêchant quand elle est présente, de prendre trop de risques. Elle informe notre corps d'un danger potentiel, réel ou non afin de provoquer une réaction vécue comme une réaction de survie.

Cette émotion est associée à des ressentis négatifs et de fait, nous cherchons par tous les moyens à l’éviter en mettant en place des mécanismes tels que le contrôle, le perfectionnisme pour éviter de la côtoyer.

Malheureusement, quand est trop vive, la peur nous tétanise et nous bloque dans nos agissements. Comme pour toute émotion, nous réagissons de différentes manières face à la peur ; soit nous l’exprimons, nous la refoulons ou nous la dévions vers autre chose ou autre émotion que nous jugeons plus acceptable. 

La peur se manifeste souvent par des réactions motrices (tonus musculaire, tremblements...), comportementales (incapacité de bouger, angoisse, agitation mentale, fuite, agression...), et physiologiques (pâleur, rougissement, accélération du pouls, palpitations, sensation de malaise...)

Cependant, dans la plupart des cas, nos peurs ne sont pas fondées car ne sont pas liées à des données factuelles. Au fil des expériences, nous nous laissons entraîné et enchaîné dans ce cercle infernal de la peur de notre « enfant intérieur » car plus nous vivons la peur et plus elle se renforce. La peur provient de notre imaginaire qui anticipe une situation, de notre inconscient qui recèle des situations de peurs antérieures refoulées mais qui restent actives.

La peur n’est donc pas à rejeter, mais plutôt à apprivoiser car elle est basée sur une opération mentale fausse qui la rend égale à notre surestimation du danger + à notre sous- estimation de nos ressources pour y faire face.

Reconnaître, accueillir et apprivoiser la peur

Lorsque l’on conscientise que la peur n’a pas de fondement concret prenant appui dans notre réalité du jour, lorsqu’on prend le temps d’en comprendre les racines, on se libère et on est en mesure de faire le choix de la confiance

Différentes attitudes face à la peur peuvent nous aider à la dépasser :

  • L’accueillir avec bienveillance et la regarder en face : prenons le temps de nous

arrêter, de regarder les signes annonciateurs de notre peur, son origine, le désir qui s’y cache. Echangeons avec notre peur, familiarisons-nous avec elle pour mieux la comprendre.

  • Fuir les travers de notre imagination qui vous amène vers une anticipation

angoissante, en revenant à l’ici et maintenant

  • S’offrir de petits pas et de petites victoires contre la peur et félicitons - nous

d’y être arrivés

Chaque fois que nous dépassons une peur, nous grandissons à nous-même. Alors, faisons le choix de lui faire une pleine place en l’accueillant, en l’acceptant et en osant de petits pas pour la dépasser.
 


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