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Les troubles du comportement alimentaire : est-ce une fatalité ?

Articles du Centre Graine de Plénitude

Les troubles du comportement alimentaire : est-ce une fatalité ?

« Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, aie confiance en ce qui sera »

                                                                                                      Bouddha

Dans notre article du mois dernier, nous vous avons proposé de questionner les troubles du comportement alimentaire. A cet effet, après avoir posé en préalable que la nourriture répondait à notre besoin physiologique, nous avons abordé les principaux troubles du comportement alimentaire puis mis des mots sur ces maux afin qu’ils fassent sens pour tous.

Aujourd’hui, il s’agit à travers ce nouvel article, de mettre le doigt sur les signes qui permettent de reconnaître un trouble du comportement alimentaire et d’approcher des solutions pour sortir de cette spirale infernale.

Reconnaître l’existence d’un trouble du comportement alimentaire

Nous sommes face à une évidence : le trouble du comportement alimentaire s’invite à notre table, s’installe dans notre vie de manière insidieuse

Notre article du mois dernier met l’accent sur le fait que le trouble du comportement alimentaire peut être associé à une consommation excessive ciblée ou pas d’aliments ou au contraire, une obsession de l’amaigrissement liée à une vision faussée de notre corps.

Il faut savoir que le trouble du comportement alimentaire est difficile à détecter car il se met en place progressivement et se reconnait bien souvent quand il est bien installé.

Cela peut commencer dans le cas de l’anorexie, par un régime parce que nos vêtements nous renvoient que notre corps a changé ou que nous nous sentons mal dans nos baskets. Bien souvent, ce régime est bien perçu par les proches et nous y voyons comme un signe de validation.

Puis, progressivement, les kilos perdus sont salués par les retours positifs de notre entourage, ce qui nous encourage à poursuivre. Jusque là rien de bien inquiétant.

Ce qui l’est c’est lorsque ce désir de maigrir est sous tendu par une obsession : celle de rester mince qui nécessairement passe par des restrictions alimentaires qui peuvent être de plus en plus contraignantes. Dans ce cas, il est important d’être sensibles à certains signes qui pourraient mettre en exergue un trouble du comportement alimentaire. En voici quelques-uns :

  • Un discours sur l’image de soi négatif ou dévalorisant
  • Une tendance à une pratique sportive excessive
  • Un changement de regard sur l’alimentation : la personne fait attention à ce qu’elle mange, pèse ses aliments, met de côté certains plats
  • Une perte de poids rapide et importante
  • Une difficulté à manger avec les autres

De même, dans le cas d’une ingestion compulsive d’aliments que l’on retrouve dans la boulimie, l’hyperphagie, la chocolatomanie, la fringale de sucres, le grignotage, même si les personnes atteintes se cachent pour manger, il y a des signes qui ne trompent pas :

  • Un discours sur l’image de soi négatif révélateur d’une dévalorisation
  • Un discours récurrent qui ramène au corps
  • Un mal être qui se ressent dans le comportement
  • Une tendance aux régimes yoyo avec alternance entre perte et prise de poids
  • Une appétence pour certains types d’aliments sucrés ou salés ou gras…
  • Dans certains cas de boulimies, on note une tendance à aller aux toilettes pour vomir, après l’ingestion d’aliments.            

Le TCA est une pathologie qui peut s’aérer grave, le détecter est essentiel et l’accompagner est primordial.

Le premier pas vers l’accompagnement des troubles du comportement alimentaire est de reconnaître l’existence du trouble. Cela passe donc par l’observation de ce qui est, avec tact et amour car ne l’oublions pas le trouble du comportement alimentaire a une racine associée à une pathologie de l’amour ou du vide affectif.

 

Accompagner les troubles du comportement alimentaire, une nécessité...

Dans notre précédent article, nous avons mentionné que dans le cas des troubles du comportement alimentaire, le rapport à la nourriture physiologique n’est que l’iceberg de la situation et que le traiter uniquement par un régime ne suffit pas à le dépasser. En effet, travailler les TCA nécessite d’interroger notre relation toxique à la nourriture qui symbolise notre relation à la nourriture affective psychologique car c’est elle qui fait souffrir en réalité.

L’enfant, lorsqu’il vient au monde a besoin comme nourriture affective, de l’amour de ses figures parentales dans un premier temps. Amour qui passe par le regard positif, l’alimentation, les gestes, les mots. Les carences ou excès en nourritures affectives entraînent des défauts de construction qui sont susceptibles d’être à l’origine de compensations sous différentes formes qu’elles soient alimentaires ou autres.

Puisqu’on parle de nourriture affective psychologique, on parle de la nature des besoins affectifs de chacun. Si on ramène ces besoins à la pyramide de Maslow, la nourriture affective psychologique est censée combler notre besoin de protection /sécurité, besoin d’amour/appartenance et besoin d’estime de soi afin de rendre possible une pleine réalisation de soi.

En préambule il y à poser que ce n’est pas tant ce que nos parents nous ont donné que la perception que nous avons eue de ce qu’ils ont donné qui rentre en jeu.

C’est de notre perception que naissent nos malaises, nos sentiments de manque ou d’abondance.

C’est de notre perception que naissent les boucles comportementales mises en place dès notre jeune âge pour combler cette perception de manque de nourriture affective.

L’accompagnement des troubles du comportement alimentaire va se jouer dans un premier temps, sur le terrain de son enfance car il s’agira de reparcourir son histoire de vie afin de mettre des mots sur les ressentis et découvrir les décisions prises enfant pour palier aux manques ressentis, décisions inconscientes qui sont encore en action à l’âge adulte. 

Il s’agira donc de défaire pas à pas, avec bienveillance, respect et non jugement les boucles comportementales qui se voulaient être protectrices qui ont été pises en place.

En suite et seulement ensuite, on pourra aborder un axe essentiel qui est l’apprentissage du comment je peux me nourrir ou me combler autrement qu’en passant par la nourriture physiologique.

Ainsi, la réconciliation d’avec son enfant intérieur s’avèrera essentielle au processus car il est important de prendre conscience que c’est lui qui a souffert et qui a a être protégé, aimé, reconnu par l’adulte que nous sommes aujourd’hui.

Il s’agira pour nous reconstruire, de faire le deuil de la nourriture affective que nous avons eu le sentiment de n’avoir pas reçu enfant.

Il s’agira de mettre en place une relation à soi sera basée sur l’amour, amour qui est une autorisation à s’ouvrir à soi, à percevoir ce qui se passe dans le corps, à se connecter à ses émotions, les accueillir, les identifier, les réguler et les exprimer. En effet, il est essentiel de garder présent à l’esprit que les troubles du comportement alimentaire proviennent aussi d’une difficulté de gestion de nos émotions, émotions que nous bouffons en les déviant vers l’alimentation. Ce sera le sujet de notre prochain article.


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